Une équipe de l’Université de Hong Kong annonce la mise au point des premiers transistors souples tridimensionnels fonctionnels. Ces travaux, publiés en couverture de la revue Science, ouvrent des perspectives majeures pour la bioélectronique et les applications médicales.
Une rupture avec les transistors traditionnels
Les recherches ont été menées par le groupe WISE (Wearable, Intelligent, Soft Electronics), sous la direction scientifique du professeur Shiming Zhang. Elles s’attaquent à une limite centrale de l’électronique actuelle : la rigidité et la structure bidimensionnelle des transistors en silicium, peu compatibles avec les systèmes biologiques.
Des transistors inspirés du cerveau humain
L’objectif poursuivi était de créer des transistors souples en trois dimensions, capables d’interagir avec des environnements vivants. Les chercheurs se sont inspirés de la structure et du fonctionnement des neurones du cerveau humain. Le résultat est présenté comme les premiers transistors souples 3D fonctionnels au monde.
La technologie repose sur l’utilisation de semi-conducteurs hydrogels tridimensionnels. Ces matériaux se distinguent par leur souplesse, leur biocompatibilité et leur synthèse en milieu aqueux. Les transistors sont fabriqués par auto-assemblage tridimensionnel, atteignent une épaisseur supérieure à un millimètre et peuvent accueillir des cellules vivantes.
La recherche s’est déroulée sur cinq ans et a mobilisé une équipe internationale incluant des chercheurs de l’Université de Cambridge et de l’Université de Chicago. Le financement a été assuré par une bourse YCRG du Research Grants Council.
Les applications potentielles concernent la bioélectronique, les neurosciences, la santé et la recherche médicale. Les auteurs appellent également à la mise en place de cadres réglementaires en vue d’un usage médical futur, soulignant que ces avancées technologiques rapprochent la création de systèmes humanoïdes fonctionnels.

