Isabelle Morini-Bosc a livré une analyse sans détour sur l’actualité des journaux télévisés, en particulier sur le 20 heures de France 2. Elle estime que les performances de Léa Salamé à la présentation sont en deçà de celles réalisées auparavant par Anne-Sophie Lapix, qui a quitté le journal après plusieurs années aux commandes.
Selon la chroniqueuse, ce changement à la tête du 20 heures illustre aussi certaines illusions liées au prestige et à la notoriété. Elle considère que Léa Salamé aurait commis un « petit péché d’orgueil » en pensant pouvoir rivaliser aisément avec la concurrence, notamment TF1, uniquement grâce à son talent et à son aisance médiatique. Isabelle Morini-Bosc rappelle à ce titre son attachement personnel à des figures masculines du journal télévisé, tout en faisant une exception pour Anne-Claire Coudray, et en soulignant son appréciation du 20 heures présenté par Gilles Bouleau.
Cette prise de position s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place des femmes journalistes à la télévision française et sur leur exposition médiatique. Isabelle Morini-Bosc évoque ainsi les parcours de Sonia Mabrouk et Laurence Ferrari, mettant en avant leurs qualités professionnelles et leur visibilité. Elle décrit Sonia Mabrouk comme une « femme puissante », portée par une ambition qu’elle juge légitime.
Le cas de Sonia Mabrouk est également abordé sous l’angle de son départ de CNews, après plusieurs années à l’antenne. Cette décision est intervenue à la suite de sa prise de position publique contre le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne. Dans sa lettre de démission, la journaliste évoque une dégradation de sa relation avec une partie de la direction de la chaîne, tout en affirmant que la défense de l’intérêt des victimes demeure sa priorité.
