Jack Lang et son épouse ont été placés sous protection policière après avoir fait l’objet de menaces explicites diffusées sur les réseaux sociaux. Ces messages, émanant de comptes anonymes, sont intervenus dans un contexte de forte exposition médiatique liée à la publication de documents judiciaires américains concernant l’affaire Jeffrey Epstein.
Selon les autorités, les menaces visaient directement le couple, sans qu’aucun passage à l’acte physique n’ait été constaté à ce stade. Par mesure de précaution, la surveillance autour de leur domicile et de leurs déplacements a été renforcée. Le contenu précis des messages n’a pas été rendu public afin de ne pas entraver les investigations en cours.
Le nom de Jack Lang apparaît dans des documents de la justice américaine en lien avec Epstein, tout comme celui de sa fille, Caroline Lang. Dans le prolongement de ces révélations, une enquête préliminaire pour blanchiment de fraude fiscale aggravée a été ouverte. Jack Lang a, de son côté, affirmé n’avoir jamais eu connaissance des actes criminels reprochés à Epstein, indiquant que leurs relations se limitaient à des échanges de nature sociale.
Sous la pression conjuguée du traitement médiatique et du contexte judiciaire, Jack Lang a annoncé sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe, invoquant la volonté de préserver l’institution. Son avocat a précisé que cette décision était vécue difficilement par son client, tout en soulignant sa détermination à contester les accusations et à ne pas laisser s’installer ce qu’il qualifie de calomnies.
Dans le même temps, Caroline Lang a quitté un poste qu’elle occupait au sein d’un syndicat professionnel, après la médiatisation de ses liens passés avec Jeffrey Epstein. L’enchaînement des révélations judiciaires et des menaces en ligne a ainsi conduit à la fois à la mise sous protection policière du couple et à une réorganisation de leurs engagements professionnels, dans un climat de forte tension.
