Pierre Niney était l’invité de l’émission Ça tourne aux côtés de Yann Gozlan et de Jean-Baptiste Delafon. Tous trois sont revenus sur le film Gourou, son tournage et le travail souvent invisible des métiers de l’ombre, en particulier celui de scénariste.
Le film raconte l’ascension de Matt, coach en développement personnel devenu le plus suivi de France. Dans un contexte marqué par la quête de sens et de réussite individuelle, le personnage organise de vastes séminaires présentés comme des expériences de transformation collective. Ces rassemblements constituent un pilier du récit et traduisent l’attrait exercé par une figure charismatique sur un public en attente de réponses.
Pour donner corps à ces scènes, la production a misé sur une immersion totale. Les séminaires filmés rassemblent plus de 400 personnes, afin de restituer au plus près l’énergie et la ferveur ressenties par les participants. Pierre Niney explique que ces séquences sont centrales, car elles permettent de montrer l’électrisation progressive de la foule et l’état quasi second dans lequel peuvent se trouver les adeptes.
Yann Gozlan souligne que cette atmosphère ne pouvait fonctionner sans un engagement exceptionnel des figurants. Il ne s’agissait pas de simples silhouettes à l’image, mais de participants pleinement investis, appelés à jouer à une intensité maximale pour rendre crédible la dynamique collective et la montée en puissance du personnage principal.
Pour l’acteur, le rôle s’est révélé particulièrement exigeant. Pierre Niney évoque une préparation physique et émotionnelle intense, mêlant sport et cardio, afin de tenir la durée des séminaires et d’incarner une image capable de captiver une foule entière. Cette dimension faisait partie intégrante de l’interprétation.
Le réalisateur insiste également sur le poids de l’écriture dans ce dispositif. Les textes devaient être suffisamment puissants pour électriser les foules et maintenir le spectateur en haleine. C’est ce qui a motivé le choix de Jean-Baptiste Delafon, reconnu pour sa capacité à écrire des dialogues tendus et efficaces, au service de la tension dramatique.
Au-delà de sa mise en scène, Gourou porte un message sur les dangers de l’adulation et l’impact de la pression du groupe sur les individus. Pierre Niney rappelle que cette pression collective peut être très lourde, quel que soit l’âge. Le film invite ainsi à réfléchir sur la fascination, le charisme, la manipulation et les conséquences de ces dynamiques sur ceux qui s’y laissent entraîner.
