Profil et quête sans fin

Sir Benjamin Slade, baronnet britannique de 79 ans, poursuit activement sa recherche d’épouse après des décennies de tentatives infructueuses. Réseaux sociaux, Tinder, plateaux télévisés : il multiplie les canaux pour trouver celle qui accepterait de partager sa vie au sein de la noblesse dont il occupe l’un des rangs inférieurs.

Une sélection drastique

Son tri est strict. Il écarte d’emblée les femmes du signe du Scorpion, les lectrices du Guardian ou encore les Irlandaises. Il vise une partenaire 30 à 40 ans plus jeune que lui et justifie ce choix par une formule tranchante : une « voiture neuve plutôt qu’une vieille bagnole ».

Un héritier masculin comme priorité

L’objectif déclaré est d’obtenir un fils pour assurer la continuité familiale. Son précédent mariage s’était terminé après qu’il eut reproché à son ex-femme la présence de ses nombreux chats. Plus tard, une FIV avec une poétesse américaine avait donné naissance à une fille, mais il a annulé deux fois leur union et n’entretient plus aucun contact avec la mère ni avec l’enfant. L’ex-compagne s’interroge désormais sur sa volonté persistante d’avoir d’autres enfants.

Une proposition financière conditionnée

Propriétaire d’un vaste domaine de 526 hectares dans le sud-ouest de l’Angleterre, il promet à sa future épouse une allocation mensuelle de 50 000 livres, avec logement et repas inclus. Il privilégie toutefois une femme disposant déjà d’un patrimoine, considérant qu’« un peu de capital » serait utile et qu’« une grande fortune » serait préférable. L’engagement, selon lui, serait immédiat si la candidate lui donnait un héritier masculin.

Une stratégie médiatique assumée

Sur Tinder, il affiche clairement ses intentions : trouver une femme de moins de cinquante ans, instruite et prête à adopter un mode de vie aristocratique. En échange, il met en avant sécurité financière et voyages. Le personnage fait régulièrement la une de la presse, du New York Post aux tabloïds britanniques, en raison de ses déclarations jugées sexistes et de la polémique qu’elles suscitent au Royaume-Uni.

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