Clovis Cornillac a confié avoir décliné une proposition de rôle dans un film réalisé par Steven Spielberg. L’acteur s’est exprimé à ce sujet dans l’émission Legend, animée par Guillaume Pley, sans dévoiler le titre du long métrage concerné.
Invité sur le plateau de Legend, Clovis Cornillac a expliqué avoir su immédiatement qu’il refuserait le projet. En cause, l’importance très limitée du rôle qui lui était proposé. « Tu sais que c’est pour un rôle de merde », a-t-il lancé, avant que Guillaume Pley ne précise qu’il s’agissait d’« un petit rôle ». L’acteur a confirmé : « Je savais très bien que je n’allais pas faire le film, que j’allais dire non. »
Au-delà de la taille du rôle, il a évoqué les contraintes liées au tournage. Selon lui, il était question d’être mobilisé durant six mois pour prononcer trois phrases, avec des dates incertaines et seulement deux scènes à tourner. Une perspective qu’il ne jugeait pas compatible avec ses engagements en France, où il devait défendre un film. Il a également expliqué ne pas vouloir travailler avec Steven Spielberg « pour si peu », malgré l’admiration qu’il porte au réalisateur, qu’il décrit comme un « réalisateur dément ».
Clovis Cornillac a aussi relaté la manière dont le projet lui a été présenté, évoquant des propos tels que « Tu es génial » ou « C’est vraiment toi ». Il a estimé que Steven Spielberg n’avait pas besoin de lui pour une simple réplique comme : « Entrez, le colonel est là, et à mon avis il est très en colère. » L’allusion à un colonel laisse supposer qu’il pourrait s’agir de Cheval de guerre, sorti en 2011. Ce film, distribué en France le 22 février 2012 et d’une durée de 2 h 27, met en scène Jeremy Irvine, Emily Watson et Peter Mullan. Deux acteurs français y apparaissaient également : Niels Arestrup et Philippe Nahon.
L’acteur a par ailleurs confié que la présence d’acteurs français dans des productions américaines le gêne parfois, estimant qu’ils cherchent alors à « être américains ». Il a comparé cette situation à un film de Tavernier ou de Blier situé à Ménilmontant en 1930 avec Robert De Niro dans le premier rôle, « avec une baguette, un béret… ».
Ces déclarations s’inscrivent dans une trajectoire professionnelle qu’il dit alignée sur ses priorités, loin du prestige hollywoodien. L’an dernier, Clovis Cornillac a joué dans La Réparation de Régis Wargnier ainsi que dans la comédie dramatique Des jours meilleurs, aux côtés de Valérie Bonneton et Michèle Laroque. Il est également apparu dans Vacances forcées avec Aure Atika et Bertrand Usclat, et dans Kaamelott – Deuxième Volet [partie 1] d’Alexandre Astier. Prochainement, il sera à l’affiche de la comédie Il était une fois, qu’il a réalisée, notamment avec Artus et Alban Lenoir.
