L’humoriste Guillaume Meurice conteste depuis plus d’un an son licenciement pour faute grave et a engagé une procédure judiciaire dont l’issue reste incertaine. Le litige porte sur les limites de la satire et de la liberté d’expression au sein des médias publics, en particulier à France Inter et plus largement à Radio France.
À l’origine de cette affaire, des propos tenus à l’antenne dans lesquels Guillaume Meurice a qualifié à deux reprises le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de « nazi sans prépuce ». La direction de la radio a estimé ces déclarations inacceptables, d’autant qu’elles avaient été répétées après un avertissement préalable adressé à l’humoriste. Elle a alors décidé d’un licenciement immédiat pour faute grave, sans versement d’indemnités.
Cette décision a suscité de vives réactions, tant au sein de la rédaction que dans l’opinion publique, relançant le débat sur la liberté d’expression, la satire et la responsabilité éditoriale dans le service public. Guillaume Meurice considère pour sa part la sanction disproportionnée et conteste l’existence même d’une faute grave au regard du droit du travail.
L’humoriste a saisi le conseil de prud’hommes de Paris, réclamant environ 400 000 euros de dommages et intérêts. Lors de l’audience, les conseillers prud’hommes n’ont toutefois pas réussi à se mettre d’accord sur l’issue du dossier.
En l’absence de majorité, l’affaire a été renvoyée devant un juge départiteur, rendant un nouveau procès inévitable. Cette situation entraîne un allongement significatif des délais, une nouvelle audience pouvant intervenir dans plusieurs mois, voire plusieurs années.
