Des pluies d’une intensité exceptionnelle se sont abattues sur de larges régions de la Tunisie, atteignant par endroits des cumuls de plusieurs centaines de millimètres. Un épisode météorologique d’une ampleur inédite depuis près d’un demi-siècle, survenant après des années marquées par une sécheresse persistante et un stress hydrique aigu.
Ce déluge change brutalement la donne pour les ressources en eau. Les barrages sont les premiers bénéficiaires de ces précipitations massives, avec une situation hydrique désormais meilleure que celle observée à la même période de l’année précédente. Cette amélioration contribue à des résultats jugés globalement satisfaisants pour les saisons agricoles en cours, malgré les difficultés structurelles qui continuent de peser sur le secteur. La production agricole devrait être soutenue par cet apport en eau, attendu de longue date par les agriculteurs.
Dans ce contexte, l’approvisionnement en ammonitrate reste un enjeu sensible. Les autorités soulignent la nécessité d’assurer une distribution régulière et équitable de cet intrant essentiel, en fonction des besoins réels des régions. La gestion de l’eau demeure sous haute surveillance, avec un rappel ferme au respect du cadre légal encadrant les autorisations de forages, à une exploitation rationnelle des ressources et à l’accélération du traitement des dossiers administratifs en attente.
Sur le front social, le dossier des ouvriers des chantiers est suivi de près. L’objectif affiché est de régulariser les situations professionnelles et de lutter contre la précarité de l’emploi, alors que plusieurs projets publics sont en cours ou en préparation dans les régions. L’état d’avancement de ces projets et la préparation du démarrage des saisons agricoles 2025-2026 ont fait l’objet d’une évaluation, dans un contexte où les retards restent fréquents.
Ces retards sont en grande partie attribués à la complexité des procédures administratives. Un appel est lancé pour leur simplification, accompagné d’un suivi plus rigoureux des budgets et d’un accompagnement renforcé des investisseurs, afin de garantir le respect des délais et une utilisation optimale des ressources publiques.
Parallèlement, l’accent est mis sur la coordination entre les structures régionales, jugée indispensable pour résoudre plus rapidement les difficultés sur le terrain et fluidifier la circulation de l’information. La fiabilité des données et des indicateurs est présentée comme un pilier central pour une planification efficace, des interventions ciblées et une transparence accrue de l’action publique.
Le secteur laitier, fragilisé, traverse une phase délicate. Les autorités appellent à la mobilisation de l’ensemble des acteurs et réaffirment l’engagement de l’État à soutenir la filière, améliorer les conditions des éleveurs, préserver l’équilibre du secteur et protéger le pouvoir d’achat des consommateurs.
Dans les champs comme sur les côtes, la vigilance reste de mise. La lutte contre les ravageurs agricoles, notamment le charançon rouge du palmier et la cochenille, est intensifiée à travers la surveillance, l’intervention rapide et la prévention. En mer, la pêche anarchique est dans le viseur, avec un renforcement annoncé des contrôles, une application stricte de la législation et des mesures de sécurisation des ports de pêche.
Enfin, l’achèvement rapide des préparatifs du recensement général de l’agriculture est jugé prioritaire. Le lancement effectif des opérations sur le terrain doit permettre de disposer de données précises et exhaustives, considérées comme indispensables pour piloter les politiques agricoles à venir dans un pays désormais confronté à des bouleversements climatiques de plus en plus extrêmes.
