Fernanda Vandewalle, âgée de 92 ans et originaire de Bissegem, près de Courtrai en Flandre-Occidentale, a récemment reçu deux amendes pour excès de vitesse alors qu’elle réside en maison de repos et ne conduit plus depuis environ un an et demi. Les infractions ont été constatées à Farciennes et à Bruxelles, à des dates distinctes, une situation qu’elle dit ne pas comprendre.
Le montant total réclamé pour ces deux contraventions s’élève à 126,84 euros. Selon les informations communiquées par le service compétent, un troisième procès-verbal serait en cours de préparation.
Deux infractions relevées à distance de quelques jours
La première infraction a été enregistrée le 18 décembre à Farciennes, dans la province du Hainaut. Le véhicule concerné a été flashé à 80 km/h sur une route limitée à 70 km/h. Après correction, la vitesse retenue était de 74 km/h, donnant lieu à une amende de 63,42 euros.
La seconde infraction date du 29 décembre à Bruxelles. Cette fois, la voiture circulait à 58 km/h dans une zone limitée à 50 km/h. La vitesse corrigée a été fixée à 52 km/h, pour un montant identique de 63,42 euros.
Une situation jugée incompréhensible par la famille
Fernanda Vandewalle affirme ne pas être en mesure d’expliquer ces faits et refuse de payer les amendes, qu’elle considère comme injustifiées et financièrement lourdes. Elle rappelle qu’en plus de 70 ans de conduite, elle n’avait jamais reçu la moindre contravention. Elle ironise également sur le fait qu’à son âge, il lui serait difficile de parcourir de telles distances.
Le véhicule concerné, une Mitsubishi Colt, se trouve actuellement chez sa fille à Bissegem. La voiture n’est plus utilisée et la famille envisage de la revendre. La plaque d’immatriculation n’a pas été déclarée volée, ce qui rend l’affaire d’autant plus difficile à comprendre pour les proches.
Une procédure de contestation jugée complexe
La famille dénonce la complexité des démarches nécessaires pour contester les amendes. La procédure numérique impose l’utilisation de l’application Itsme ou des codes PIN et PUK de la carte d’identité électronique, des outils que Fernanda Vandewalle ne possède pas.
La seule alternative proposée a été l’envoi d’un courrier recommandé, une démarche qui leur a coûté près de 10 euros supplémentaires.
Une enquête interne ouverte par l’administration
Le service des contraventions a indiqué avoir ouvert une enquête interne afin de faire la lumière sur ce dossier. En attendant les résultats, il a conseillé à Fernanda Vandewalle de ne pas régler les amendes, le paiement étant assimilé à une reconnaissance de culpabilité.
La famille dit désormais attendre des explications claires et une solution de la part des autorités compétentes pour résoudre ce cas qu’elle qualifie d’inhabituel.
