Jean a cent ans. Paysan toute sa vie, il vit toujours dans la ferme où il est né, à Villamée. Il n’a jamais quitté ce lieu, qui a façonné son quotidien, son travail et son parcours personnel.
Un quotidien resté inchangé malgré l’âge
Chaque matin, Jean se lève tôt. Malgré son âge, il continue d’accomplir seul certaines tâches essentielles, comme transporter le bois nécessaire pour se chauffer. Cette routine s’inscrit dans une habitude de travail ancrée depuis l’enfance, sans interruption notable au fil des décennies.
Une vie de travail sans répit
Jusqu’à sa retraite, Jean n’a jamais pris un seul jour de vacances. Autrefois, son travail occupait ses journées du matin au soir, dans les champs, sans machines, uniquement à la force des bras. L’ensemble des travaux agricoles se faisait à la main, dans des conditions physiques exigeantes. Il décrit une vie rude, marquée par un effort constant et prolongé.
Un destin tracé dès l’enfance
Jean est né à la ferme et a très peu voyagé. Il n’a jamais quitté le monde agricole. Il a suivi l’école libre du village jusqu’à l’âge de 13 ans, avant de travailler exclusivement sur l’exploitation familiale. Son avenir a été décidé par ses parents. Bien qu’il ait souhaité devenir avocat, il n’a pas pu suivre cette voie, une décision qu’il évoque encore aujourd’hui avec des regrets.
Une jeunesse marquée par la dureté
Dans son enfance, son père l’emmenait parfois braconner la nuit, avant de reprendre le travail aux champs dès le matin. Exempté de service militaire, Jean a traversé la Seconde Guerre mondiale en continuant à travailler à la ferme, sans interruption de son activité agricole.
Une famille et une ferme exploitées jusqu’à la retraite
Marié, Jean a eu deux filles, cinq petits-enfants et trois arrière-petits-enfants. Il a exploité sa ferme jusqu’à sa retraite, restant fidèle à son mode de vie et à son territoire. Aujourd’hui veuf, il vit seul mais conserve des habitudes simples, comme la lecture quotidienne du journal, s’attardant particulièrement sur les avis de décès.
Au fil de ses souvenirs, Jean porte un regard lucide sur son existence. Il affirme que la vie parfaite n’existe pas, résumant ainsi un siècle de travail, de contraintes et de choix imposés.
