À Montélimar, la gérante du salon de coiffure Blondes et Brunes a choisi une voie inhabituelle pour céder son activité. Après plusieurs tentatives de vente sans succès, elle a décidé de proposer son fonds de commerce par tirage au sort, une démarche présentée comme une première pour un salon de coiffure en France.

Marlène Berthiaud dirige l’établissement depuis seize ans et exerce le métier de coiffeuse depuis plus de quatre décennies. Elle explique cette initiative par les difficultés rencontrées pour trouver un repreneur dans un contexte marqué par un accès restreint au financement bancaire. Plusieurs projets n’ont pas abouti, les établissements financiers ayant refusé d’accorder les prêts nécessaires aux candidats.

Le dispositif repose sur une tombola ouverte au public. Chaque participant peut acheter un ticket au prix de 100 euros, avec la possibilité d’en acquérir plusieurs afin d’augmenter ses chances. Le gagnant du tirage remporte le fonds de commerce du salon, les murs restant exclus de la vente.

Pour que l’opération soit validée, un minimum de 600 tickets doit être vendu, représentant un montant total de 60.000 euros. Si ce seuil n’est pas atteint, le tirage est annulé et l’ensemble des participants est intégralement remboursé. Le salon avait fait l’objet d’une estimation à hauteur de 80.000 euros lors d’une évaluation réalisée antérieurement.

La procédure est strictement encadrée. Les participants doivent fournir une pièce d’identité ainsi qu’un justificatif de domicile. La vente est suivie par un avocat et le tirage au sort doit être effectué par un commissaire de justice afin d’en garantir la régularité.

Implanté rue Paul-Loubet à Montélimar, le salon occupe une surface de 55 mètres carrés. Il dispose de cinq fauteuils destinés à la clientèle féminine, de deux fauteuils pour la clientèle masculine et de trois bacs à shampoing électriques, permettant une poursuite immédiate de l’activité.

La décision de céder le salon s’explique également par des raisons personnelles. La gérante indique rencontrer des problèmes de santé et ne plus être en mesure de continuer à travailler. Par ce mode de transmission alternatif, elle souhaite organiser son départ tout en donnant une chance à l’activité de se poursuivre malgré les obstacles rencontrés par la reprise classique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *