Une locataire australienne affirme avoir perdu l’intégralité de sa caution et déboursé près de 1 700 euros supplémentaires après un désaccord avec son agence immobilière concernant l’état de la pelouse de son logement. L’affaire, relayée par le Daily Mail, a été reprise par France Live dans un article signé Alexandre Chauvel, publié le 13 décembre 2025 à 7h50. Elle suscite de nombreuses réactions et relance le débat sur la légalité des retenues sur les dépôts de garantie.

Le litige débute lorsque l’agence immobilière accorde à la locataire un délai d’un mois, en pleine période hivernale, pour densifier une pelouse jugée insuffisante. À défaut, des frais seraient appliqués à son départ. Selon la locataire, cette exigence s’est révélée difficile à satisfaire dans ces conditions climatiques.

Malgré ce contexte, la locataire affirme avoir entrepris plusieurs démarches pour entretenir le gazon. Elle partage alors sa situation sur le groupe Facebook Lawn Tips Australia, photos à l’appui, afin de solliciter des avis. Les images montrent une pelouse verte mais clairsemée, que l’agence aurait qualifiée d’« herbe d’hiver ».

L’agence immobilière considère en effet que le gazon en place était voué à mourir avec l’arrivée de l’été. Estimant les efforts insuffisants, elle décide de faire intervenir un paysagiste. L’ensemble de la pelouse est arraché puis remplacé par du gazon neuf, une intervention imposée à la locataire.

Les coûts sont conséquents. La locataire indique avoir payé 1 000 dollars australiens pour les travaux du paysagiste. À cela s’ajoute la conservation de 2 000 dollars australiens correspondant à sa caution. Le montant total est estimé à environ 1 700 euros.

Sur les réseaux sociaux, la principale intéressée exprime son incompréhension. « Suis-je folle ou s’il s’agissait d’herbe d’hiver, elle aurait poussé avec le retour des beaux jours ? », s’interroge-t-elle publiquement. Son témoignage suscite de nombreux commentaires, certains internautes l’encourageant à solliciter un avis juridique.

Un expert du secteur immobilier, Barb Arnott, fort de vingt ans d’expérience, estime pour sa part qu’une caution ne peut pas être retenue pour l’état d’une pelouse. Selon lui, la locataire devrait demander le remboursement des sommes prélevées. Il précise que ce serait ensuite à l’agence immobilière de saisir le tribunal en cas de désaccord persistant.

L’affaire, reprise par plusieurs médias, provoque de vives réactions en Australie. Elle met en lumière les zones grises entourant les retenues sur les dépôts de garantie et pose la question de leur légalité lorsque les motifs invoqués concernent l’entretien ou l’apparence du gazon.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *