Le rappeur marseillais Naps, de son vrai nom Nabil Boukhobza, comparaît devant la cour criminelle de Paris pour des faits de viol qu’il conteste. L’artiste de 40 ans, connu notamment pour son titre « La Kiffance » et suivi par plus de trois millions d’abonnés sur YouTube, est accusé d’avoir agressé sexuellement une jeune femme dans un hôtel parisien en 2021.

L’affaire débute par une plainte déposée par une jeune femme alors âgée de 20 ans. Elle explique avoir passé la soirée dans le club The Key, situé dans le IXᵉ arrondissement de Paris, en compagnie de deux amies, toutes trois invitées par un promoteur. Le rappeur était présent sur place, accompagné de son cousin et manager, d’un garde du corps, d’un journaliste sportif et d’un ami de ce dernier. Les jeunes femmes affirment qu’il s’agissait d’une première rencontre.

Vers 4h30 du matin, Naps propose de prolonger la soirée dans son hôtel, situé à proximité de la gare de Lyon. Durant le trajet puis sur place, de l’alcool, du cannabis et du protoxyde d’azote sont consommés. Selon la plaignante, les amis du rappeur quittent progressivement les lieux, le laissant seul avec les trois jeunes femmes. Elles auraient été invitées à déposer leurs téléphones à l’entrée de la chambre.

Tous s’allongent sur le lit sans se dévêtir. La jeune femme affirme avoir été « dans les vapes », « entre le réveil et le sommeil ». Elle déclare avoir senti quelqu’un lui baisser ses sous-vêtements, puis avoir été réveillée par « la douleur d’une pénétration vaginale ». Elle assure avoir tenté de repousser le rappeur.

À leur départ, l’une de ses amies l’encourage à déposer plainte. Des traces d’ADN correspondant à celles du rappeur sont retrouvées sur les vêtements de la jeune femme et une lésion est constatée au niveau de l’hymen.

Naps soutient qu’il s’agissait d’un rapport sexuel consenti et affirme que la jeune femme aurait « émis des gémissements de plaisir ». La justice estime pour sa part que la plaignante « était susceptible de ne pas être en état d’exprimer un consentement libre et éclairé », notamment en raison des témoignages concordants de ses amies indiquant qu’elle dormait.

Avant le procès, le rappeur a déclaré se sentir « tarpin serein », niant « l’ensemble des accusations » et rappelant être « présumé innocent ». Son avocat indique qu’il se présentera « en toute sérénité » et que la défense entend « prouver qu’il est innocent », en réservant ses déclarations à la cour. L’avocat de la plaignante précise que sa cliente est prête à soutenir avec détermination les faits dénoncés depuis le dépôt de plainte.

Par ailleurs, le rappeur a été mis en examen dans le Var pour viols et agressions sexuelles à la suite des plaintes de trois jeunes femmes, des faits qu’il conteste également.

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