La tournée de M. Pokora affiche complet dans de nombreuses salles et son passage remarqué à la Star Academy a récemment relancé l’attention autour de son actualité. L’artiste, qui multiplie les projets, se produira à l’Arena de Genève le 19 mars 2026, dans le cadre d’un spectacle préparé de longue date.

Avec «Adrénaline», son dixième album, M. Pokora franchit un cap symbolique. Ce nouvel opus l’a conduit à se remettre en question et à redoubler d’efforts pour surprendre à la fois ses premiers soutiens et un public plus récent. Porté par une réédition et par le succès du titre «Quand même», défendu sur le plateau de la «Star Academy», l’album poursuit sa progression.

L’artiste revendique une forte influence des années 80 et 90, citant notamment les bandes originales de films qui ont marqué sa jeunesse. Il évoque volontiers «Dirty Dancing», «Top Gun» ou encore les grands classiques de science-fiction, qu’il considère comme la bande-son de sa vie. Les références musicales sont également assumées, de Michael Jackson à Prince. Sur «Eclipse», il reconnaît un clin d’œil appuyé à «When Doves Cry», notamment dans la rythmique.

Dans le morceau «Adrénaline», il aborde l’idée de sortir «par la grande porte» : exercer son métier avec exigence jusqu’au bout, s’arrêter en pleine possession de ses moyens et préserver le respect du public, sans proposer un album ou une tournée en deçà des attentes.

À 40 ans, M. Pokora continue de remplir les plus grandes salles en France, en Suisse et en Belgique, une situation qu’il décrit comme une chance. Après des années rythmées par une succession d’objectifs depuis ses 17 ans, il dit vouloir profiter davantage de sa vie de père et des choses simples. Il envisage également de transmettre son expérience, d’accompagner de jeunes artistes et de développer des projets de fiction.

Le titre «Quand même» occupe une place particulière dans son parcours récent. Revenu à la composition au piano, il affirme avoir écrit cette chanson de A à Z. Si son image reste associée à l’énergie et à la performance, il constate que ses plus grands succès sont des ballades. Il explique se sentir le plus juste dans la mélancolie et considère «Quand même» comme l’une des plus belles chansons qu’il ait composées. Un album entièrement acoustique le tente, à la demande des fans, tout comme l’idée d’une tournée plus épurée, recentrée sur le partage et sans artifices.

Son passage à la «Star Academy» a également été marqué par un duo avec la Biennoise Léa. Il salue son énergie, son côté solaire et son absence de prise au sérieux, tout en soulignant ses progrès vocaux au fil de l’émission. Il la compare à Ambre, qu’il décrit comme une «vraie machine» et une immense chanteuse, mettant en avant chez Léa un lâcher-prise et une détente qui la rendent attachante.

La préparation de ses spectacles reste un travail de longue haleine. M. Pokora s’entraîne toute l’année pour être prêt à monter sur scène. Un show se conçoit près d’un an à l’avance, entre la scénographie, la setlist et la narration, avant environ un mois et demi de répétitions intensives. Il souligne l’absence de budgets comparables à ceux de certaines productions américaines, qui permettent jusqu’à quatre mois de répétitions, mais insiste sur l’engagement et le travail de ses équipes.

S’il rêve de proposer des spectacles aussi gigantesques que ceux de Taylor Swift, il rappelle que de tels dispositifs impliquent des billets pouvant atteindre 250 à 400 euros, un modèle qu’il ne souhaite pas appliquer. Il estime que ce système reste peu viable et difficilement accessible dans la culture française ou européenne, à quelques exceptions près comme Mylène Farmer. Il dit admirer des artistes comme Beyoncé ou Taylor Swift pour leur capacité à produire ces spectacles d’envergure.

Parallèlement à la scène, il participera à l’émission «Sur la route» sur Gulli. Le programme prend la forme d’un road trip avec de jeunes adultes porteurs de trisomie 21. L’objectif affiché est de casser les codes, de faire évoluer le regard et de favoriser l’inclusion dans la vie quotidienne. L’émission entend déconstruire les idées reçues, notamment sur la capacité d’échange avec des personnes en situation de handicap, et mettre en lumière tout ce dont ces jeunes sont capables. M. Pokora rappelle à cette occasion combien il estime que l’on a, collectivement, à apprendre d’eux.

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