Tom Morello, guitariste de Rage Against The Machine et curateur du concert d’adieu d’Ozzy Osbourne et de Black Sabbath, est revenu sur l’organisation de cet événement hors norme et sur la performance remarquée de Yungblud lors de la reprise de « Changes ».

Pensé comme un moment fondateur pour le heavy metal, le concert devait, selon Tom Morello, incarner « le plus grand jour de l’histoire du genre ». Un objectif à la hauteur de l’importance que cette musique a eue dans son propre parcours et dans celui de nombreux artistes majeurs. La préparation s’est étalée sur des milliers d’heures, dans un climat de pression permanente, entre anxiété, contraintes techniques et ajustements de dernière minute qui se sont poursuivis jusqu’aux ultimes instants précédant le lever de rideau.

C’est dans ce contexte tendu qu’un imprévu est survenu à quarante-huit heures de l’événement. Yungblud n’était initialement pas destiné à interpréter « Changes », mais une annulation de dernière minute a contraint l’équipe à trouver une solution immédiate. Tom Morello explique avoir alors pensé à lui pour reprendre la ballade, malgré le caractère totalement improvisé de la décision.

Sur scène, Yungblud a été accompagné par Nuno Bettencourt à la guitare, Frank Bello à la basse, II à la batterie et Adam Wakeman aux claviers. Cette interprétation inattendue est rapidement devenue, selon Tom Morello, l’un des moments les plus marquants de la soirée.

La portée de cette prestation s’est prolongée bien au-delà du concert. Elle a valu à Yungblud son premier Grammy Award, dans la catégorie Meilleure performance rock, devant Amyl & The Sniffers, Linkin Park, Turnstile et Hayley Williams. Lors de la remise du prix, l’artiste a dédié sa récompense à Ozzy Osbourne, entouré sur scène de Sharon Osbourne, Frank Bello, Adam Wakeman et Nuno Bettencourt.

Dans son discours, Yungblud a tenu à remercier Ozzy Osbourne pour l’influence déterminante qu’il a exercée sur sa construction artistique et personnelle, concluant par un hommage appuyé à la musique rock et à celui qu’il considère comme l’une de ses figures fondatrices.

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