La cérémonie des César se tient à l’Olympia, à Paris, dans un contexte marqué par une évolution notable de la représentation des femmes au sein des nominations. Pour sa 51e édition, l’Académie du cinéma enregistre un niveau inédit avec 43 % de femmes parmi les nommé·e·s, contre 33 % l’an dernier.
Si la parité n’est pas encore atteinte, cette progression est perçue comme une avancée significative après une édition précédente vivement critiquée pour l’absence totale de femmes dans certaines catégories majeures, en particulier celle de la réalisation. Cette année, deux réalisatrices figurent parmi les nommé·e·s au César de la Meilleure réalisation : Hafsia Herzi pour La Petite Dernière et Carine Tardieu pour L’Attachement.
La parité ou quasi-parité est atteinte dans dix catégories, traduisant un rééquilibrage partiel des sélections. Des disparités demeurent toutefois marquées dans plusieurs domaines techniques. Les femmes ne représentent que 20 % des nommé·e·s en Meilleur son, Meilleure musique originale et Meilleurs effets visuels. Aucune femme n’apparaît non plus parmi les nommé·e·s au César du Meilleur film étranger.
Depuis la création des César, seules deux femmes ont remporté le prix de la Meilleure réalisation : Tonie Marshall et Justine Triet, un constat qui continue de souligner la lenteur des évolutions dans cette catégorie phare.
La cérémonie est présidée par Camille Cottin, tandis que Benjamin Lavernhe assure le rôle de maître de cérémonie. Un César d’honneur est attribué à Jim Carrey, distingué pour l’ensemble de sa carrière, son audace artistique et son influence durable sur le cinéma contemporain.
Côté films, Nouvelle Vague de Richard Linklater domine les nominations avec dix citations. L’Attachement, Dossier 137et L’Inconnu de la Grande Arche suivent avec huit nominations chacun. La Petite Dernière figure également parmi les principaux favoris, notamment dans les catégories Meilleur film et Meilleure réalisation.
Au total, les nominations couvrent 24 catégories, allant des films et interprétations aux premiers films, à l’animation, au documentaire, aux courts-métrages et aux métiers techniques. Un second tour de vote doit désormais désigner les lauréats de cette édition marquée par une progression chiffrée, mais encore incomplète, de la représentation des femmes.
