L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été élu au fauteuil n°3 de l’Académie française au premier tour de scrutin. Il a recueilli 25 voix sur 26 votants.

Cette élection intervient près de trois mois après sa libération d’une prison algérienne, où il avait été détenu pendant près d’un an avant d’être gracié. Elle met fin à une période d’attente pour ce fauteuil, resté vacant depuis la mort de Jean-Denis Bredin, aucune candidature n’ayant alors obtenu la majorité requise, notamment celle du poète belge Philippe Leuckx.

L’idée d’une candidature de Boualem Sansal avait été évoquée durant son incarcération par Jean-Christophe Rufin, mais l’écrivain ne pouvait être élu en l’absence d’une démarche formelle. Sa candidature n’a donc été présentée qu’après sa libération.

Auteur de plusieurs romans majeurs, Boualem Sansal s’est notamment fait connaître avec Le Serment des barbares. Il a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française pour 2084 : la fin du monde, publié chez Gallimard. Son œuvre a également été distinguée par le prix Cino-Del-Duca, doté de 200 000 euros, décerné par un jury présidé par Amin Maalouf, secrétaire perpétuel de l’Académie française.

Dans son communiqué, l’Académie souligne que l’ensemble de ses livres rend hommage à la langue française, saluant à la fois son talent de narrateur et de poète. Le jury du prix Cino-Del-Duca avait, de son côté, qualifié Boualem Sansal de « voix incontournable de la littérature contemporaine », mettant en avant son courage, l’élégance de sa plume et son engagement en faveur de la langue française et de ses valeurs.

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