La mort d’Alex Pretti, citoyen américain tué par la police de l’immigration à Minneapolis, a déclenché une mobilisation inédite de nombreuses personnalités américaines après plusieurs semaines de retenue remarquée dans le monde du cinéma. Cet événement survient dans un contexte déjà tendu, marqué par un précédent récent et par de vives critiques adressées à Hollywood pour son mutisme.

Il s’agit du deuxième citoyen américain tué en l’espace de deux semaines à Minneapolis lors d’interventions de la police de l’immigration. Lors des Golden Globes, organisés peu après la mort de Renee Good, très peu de célébrités avaient évoqué le sujet publiquement. À l’exception de Mark Ruffalo, ce silence avait suscité une vague de critiques, accusant l’industrie du divertissement de détourner le regard face aux violences imputées à l’ICE.

Après la mort d’Alex Pretti, la tendance s’est nettement inversée. De nombreuses figures publiques ont pris position de manière explicite contre la police de l’immigration et contre la politique menée sous l’administration de Donald Trump. Le festival de Sundance est devenu le principal espace d’expression de cette indignation, avec la multiplication de badges « ICE OUT » et des déclarations publiques lors des projections et rencontres professionnelles.

Plusieurs acteurs et actrices ont dénoncé ouvertement les actions de l’ICE. Olivia Wilde s’est dite « horrifiée et révoltée » par un meurtre qu’elle juge « incompréhensible », affirmant refuser toute banalisation de cette violence. Zoey Deutch a exprimé sa honte face à la gestion gouvernementale des brutalités de l’ICE. Edward Norton a dénoncé la constitution d’une « armée illégale » agissant contre des citoyens américains et a affirmé qu’il était impossible, selon lui, de faire comme si de rien n’était.

Des célébrités habituellement moins engagées politiquement ont également rompu le silence, souvent par le biais des réseaux sociaux. Florence Pugh, Jamie Lee Curtis, Amanda Seyfried ou encore Olivia Rodrigo ont toutes fait part de leur émotion ou de leur indignation. Florence Pugh a notamment rappelé qu’Alex Pretti était infirmier en soins intensifs et travaillait dans un hôpital pour anciens combattants.

D’autres voix se sont jointes à cette mobilisation. Walton Goggins a déclaré que les morts d’Alex Pretti et de Renee Good relevaient avant tout de l’humanité, et non de l’appartenance politique. Glenn Close a exprimé son « écœurement » face à la situation politique actuelle, dénonçant l’« assassinat de sang-froid de citoyens américains » et les dérives du régime Trump.

Le mouvement a également gagné le monde du sport. Une minute de silence a été observée lors d’un match de NBA opposant les Golden State Warriors aux Minnesota Timberwolves en hommage à Alex Pretti. L’entraîneur Steve Kerr a décrit la rencontre comme l’une des plus étranges et tristes de sa carrière, évoquant une atmosphère lourde, à l’image de l’état d’esprit qui règne actuellement à Minneapolis.

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