Ancienne spectatrice du festival, Marguerite a cette fois investi la scène en tant que tête d’affiche pour clore la première journée au studio 104 de la Maison de la Radio et de la Musique. Programmée en fin de soirée, elle a bénéficié de sa première carte blanche, offerte par le programmateur Didier Varrod, qui l’a présentée comme une artiste déjà pleinement accomplie.
Révélée au grand public lors de la saison 12 de Star Academy, Marguerite a marqué l’émission sans en remporter le titre. Son parcours lui a toutefois permis de fédérer un public large et diversifié. Depuis, elle a développé ses premières chansons, parmi lesquelles Les Filles, les meufs, hymne à la sororité devenu un tube, et a publié un EP intitulé Grandir. Malgré un nombre encore limité de concerts, elle a été choisie pour conclure une journée de festival pourtant riche en performances.
Intitulé Les Filles et les fées, le concert proposé au studio 104 était une création originale, conçue spécialement pour l’occasion et présentée devant une salle comble. Accompagnée de trois musiciens et de la pianiste Chloé Antoniotti, Marguerite s’est décrite sur scène comme « une fille, une femme, une meuf, une fée ». Elle a invité plusieurs artistes qu’elle admire, prenant le temps d’expliquer au public le lien personnel qui l’unit à chacun d’eux.
La drag-queen suisse Moon a ouvert le bal en incarnant « la fée » sur scène, tandis que Marguerite chantait en retrait. Lujipeka l’a ensuite rejointe sur Snipeuse, apportant une énergie pop assumée. Très à l’aise sur scène, la chanteuse n’a pas caché avoir été extrêmement stressée avant d’entrer en scène. Voyou, présenté comme la « fée des cœurs brisés », a partagé avec elle Les Avions, ponctué par un solo de trompette final. Alex Montembault a participé à une reprise de Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux, d’abord interprétée de manière intime avant de prendre une ampleur collective.
The Doug, qualifié de « fée des mots », a rejoint Marguerite sur Crash test, suivi de Camille Yembé sur La maison, titre énergique au potentiel affirmé. François Henri, proche collaborateur et arrangeur de ses chansons, a également été invité pour une interprétation en piano-voix de Les Humains. Par moments, le style de Marguerite a évoqué les débuts de Lio, mêlant candeur et séduction naturelle.
La chanteuse a conclu le concert en solo avec Les Filles, les femmes les meufs, repris en chœur par le public. Après une heure de concert sans fausse note, le spectacle s’est achevé sur une ovation debout et un final unanimement salué.

