Un couple en vacances à Saint-Malo a tenté de célébrer son cinquième anniversaire de mariage en passant la nuit sur l’île de Cézembre. Une initiative menée malgré l’interdiction de bivouac sur ce site naturel protégé, connu pour ses risques liés à la présence d’anciens engins explosifs.

Une journée ordinaire avant la transgression

Arrivés sur l’île par la navette touristique en plein mois d’août, les deux visiteurs profitent d’une météo favorable. La journée se déroule sans incident, entre baignade et détente sur les plages de Cézembre. En fin d’après-midi, alors que les autres touristes regagnent le continent, le couple choisit de rester.

Pour éviter d’être repérés après le départ de la dernière navette, ils se dissimulent sur la plage. Une fois seuls, ils franchissent des barbelés afin d’accéder à la zone militaire interdite au public. Ils se retrouvent alors isolés, uniquement entourés par la faune de l’île.

Une nuit improvisée sous la pluie

En début de soirée, la pluie fait son apparition puis s’intensifie. À la recherche d’un abri, le couple s’installe sur une plateforme en béton offrant une vue dégagée vers Dinard. Ils ouvrent un magnum de Saint-Émilion Grand Cru à étiquette personnalisée, mettent de la musique et tentent de profiter du moment.

À la tombée de la nuit, les conditions se dégradent. La pluie devient soutenue et le couple réalise qu’il ne dispose ni de tente ni d’informations météorologiques fiables. Après plusieurs tentatives infructueuses pour s’abriter dans les rochers, ils décident de rejoindre des blockhaus allemands disséminés sur l’île, malgré l’obscurité, l’absence de chemins balisés et les dangers du terrain.

Une nuit difficile dans un blockhaus

Guidés uniquement par la lumière de leur téléphone, ils parviennent à atteindre l’un des blockhaus. Ils y déposent la bouteille de vin et s’installent pour dormir, trempés et épuisés. L’intérieur du bâtiment se révèle toutefois jonché de cadavres d’oiseaux en décomposition, une découverte qui choque l’épouse. Malgré l’inconfort, le couple finit par s’endormir.

Tempête et isolement au matin

Au réveil, la situation se complique. La pluie persiste, le vent se renforce et une tempête éclate. Sans eau ni nourriture, le couple rejoint la plage dans l’espoir d’embarquer sur la première navette. Ils apprennent par téléphone qu’aucune traversée n’est assurée en raison des conditions météorologiques.

Bloqués pour la journée, avec une batterie de téléphone limitée, ils tentent de contacter un ami pêcheur. Celui-ci ne peut intervenir, son bateau étant hors service. Le couple se tourne alors vers une agence proposant des expéditions privées vers Cézembre et accepte un rapatriement onéreux.

Un départ précipité et discret

En attendant l’arrivée de l’embarcation privée, ils se dissimulent pour éviter le gardien de l’île. Lorsque la navette apparaît enfin au milieu de la tempête, ils courent vers elle, trempés et couverts de sable. Poursuivis par le chien du gardien, ils parviennent à monter à bord in extremis.

Cette escapade, pensée comme un moment romantique, a frôlé l’incident sérieux. Le narrateur s’interroge enfin sur le sort du magnum de vin resté dans le blockhaus, dont la présence sur l’île demeure incertaine.

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