La montée des eaux ne concerne plus uniquement les territoires modestes ou densément urbanisés. Des zones côtières parmi les plus riches sont désormais confrontées aux mêmes risques liés à l’élévation du niveau de la mer, à l’image des Hamptons, près de New York.
Une acquisition record à Southampton
La ville de Southampton a récemment procédé au rachat d’une villa de luxe située sur Meadow Lane, l’une des artères les plus prisées du front de mer. Le montant de la transaction atteint près de 26 millions de dollars, soit plus de 22 millions d’euros. Rapporté à la surface, le prix s’élève à 11,7 millions de dollars par acre, ce qui en fait l’acquisition la plus importante jamais réalisée par la municipalité dans ce cadre.
La demeure concernée comprend notamment onze chambres ainsi qu’une piscine avec un accès direct à la mer. Le terrain donne directement sur l’océan Atlantique, une configuration qui accentue l’exposition aux submersions marines et à l’érosion côtière.
Un projet validé par les élus municipaux
Le rachat a été approuvé par les élus locaux lors du conseil municipal du 13 janvier. La municipalité prévoit de démolir la villa et de transformer le site en un espace naturel accessible au public. Cette opération s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à limiter les risques pour les habitants tout en protégeant le littoral.
Selon Jacqueline Fenlon, directrice du Fonds de préservation communautaire, la ville concentre ses efforts sur les propriétés situées en zone côtière afin de renforcer la résilience du territoire, restaurer les milieux naturels et préserver les habitats existants.
Un dispositif financé par la fiscalité locale
L’opération est financée par le Fonds de préservation communautaire, alimenté par une taxe foncière de 2 %. Ce mécanisme permet à la ville d’acquérir des terrains jugés stratégiques pour la protection de l’environnement et l’adaptation au changement climatique.
Une problématique également présente en France
La question du recul du trait de côte se pose aussi en France, même si les montants engagés restent sans commune mesure avec ceux observés aux États-Unis. Dans le Finistère, la commune de Treffiagat a racheté plusieurs propriétés situées en bord de mer afin d’anticiper les effets de l’érosion et des tempêtes.
Les premières maisons acquises par la municipalité ont été détruites au mois de juin, illustrant une approche similaire consistant à retirer les constructions les plus exposées pour réduire les risques et redonner de l’espace au littoral.
