Les dirigeants japonais et sud-coréen ont partagé un moment inhabituel en marge de discussions officielles, en jouant ensemble de la batterie sur deux titres de K-pop. Cette séquence, présentée comme un symbole de leur volonté de « synchroniser la cadence », s’est déroulée à Nara, ville d’origine de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi.
La rencontre a réuni Mme Takaichi et le président sud-coréen Lee Jae-myung, qui ont publié des photos de la scène sur le réseau social X. Les deux dirigeants portaient des hauts de survêtement bleus personnalisés et tenaient des baguettes de batterie après leur entretien officiel.
Selon Mme Takaichi, cette initiative faisait écho à une confidence ancienne du président Lee, qui lui avait confié son rêve de jouer de la batterie. La préparation de cette surprise visait à créer un moment informel après les échanges diplomatiques. Les morceaux interprétés étaient « Dynamite » du groupe BTS et « Golden », issu du film d’animation américain Kpop Demon Hunters.
Lee Jae-myung a reconnu avoir ressenti une certaine gêne au départ, tout en soulignant que le son s’était progressivement accordé malgré des rythmes différents. Il a déclaré que cette expérience illustrait le désir commun des deux pays de construire une relation Corée du Sud–Japon tournée vers l’avenir.
Sur le plan politique, les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération en matière de sécurité économique et sur les questions internationales. Mme Takaichi a insisté sur la nécessité pour Tokyo et Séoul de travailler ensemble afin de garantir la stabilité régionale. Les dirigeants ont également visité l’un des plus anciens temples du Japon à Nara.
La rencontre s’est tenue dans un contexte de tensions diplomatiques entre le Japon et la Chine, liées notamment à des déclarations japonaises sur Taïwan. Lee Jae-myung a estimé que la coopération entre les deux alliés des États-Unis était plus importante que jamais face à un ordre international en mutation.
Les relations bilatérales restent toutefois marquées par le souvenir de l’occupation de la péninsule coréenne par le Japon entre 1910 et 1945. Le prédécesseur conservateur de Lee Jae-myung avait tenté d’améliorer les relations avec Tokyo avant d’être destitué. Plus conciliant envers la Corée du Nord, le président sud-coréen a comparé la Corée du Sud et le Japon à des voisins partageant une cour commune, soulignant la proximité géographique et la nécessité d’un dialogue durable.
