Un pêcheur australien a fait une observation peu commune alors qu’il pêchait dans la région de Gippsland, en Australie. Il a aperçu un ornithorynque présentant une coloration rose inhabituelle, contrastant avec l’apparence généralement plus sombre de cette espèce emblématique.

Dans un premier temps, le pêcheur, Cody Stylianou, pensait avoir repéré une grosse truite évoluant sous l’eau. En observant plus attentivement, il a réalisé qu’il s’agissait en réalité d’un ornithorynque. L’animal, surnommé « Pinky », se distingue par un bec et des pattes nettement rosés, une particularité rarement observée chez ce mammifère semi-aquatique.

La teinte claire de l’ornithorynque le rendait particulièrement visible dans les zones bien exposées à la lumière. Cette caractéristique facilitait son observation sous la surface de l’eau, contrairement aux individus à la coloration plus classique, souvent difficiles à distinguer dans leur environnement naturel.

Cody Stylianou indique avoir déjà observé plusieurs autres ornithorynques dans le même système fluvial au fil des années, estimant leur nombre entre cinq et huit. Ces individus présentaient tous une coloration habituelle. Il précise également que les ornithorynques qu’il rencontre généralement émergent brièvement à la surface avant de disparaître rapidement lorsqu’ils détectent une présence humaine.

Cette observation a suscité des interrogations sur l’origine de la couleur inhabituelle de l’animal. Certains ont évoqué l’hypothèse d’une mutation de pigmentation, comme l’albinisme ou le leucisme. Jeff Williams souligne toutefois que la couleur des ornithorynques peut varier naturellement de manière significative et que cet individu se situe simplement à l’extrémité la plus claire du spectre connu. Il précise qu’il ne doit pas être classé comme albinos ou leucistique.

Selon Josh Griffiths, cette particularité de coloration n’a probablement pas d’impact notable sur le mode de vie de l’animal. Il rappelle que les ornithorynques sont généralement des prédateurs dominants dans les rivières et qu’ils disposent de très peu de prédateurs naturels, ce qui limite les risques liés à une visibilité accrue.

Cette observation met en lumière la diversité naturelle de l’ornithorynque et contribue à une meilleure compréhension des variations possibles au sein de cette espèce singulière.

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