Alain Simonin, habitant de Gérardmer dans les Vosges, est aujourd’hui connu bien au-delà des frontières françaises. Ancien bûcheron à la barbe fournie et aux cheveux entièrement blancs, il est considéré en Chine comme « le vrai » Père Noël, au point d’y être accueilli comme une célébrité, dans un pays où Noël ne fait pourtant pas partie des traditions culturelles.
Présenté comme âgé de 72 ans, parfois décrit comme un grand-père de 73 ans, Alain Simonin se rend chaque année à Chengdu, dans la province du Sichuan. Depuis sept ans, voire huit selon les sources, il y passe une grande partie du mois de décembre, invité par un important centre commercial chinois qui l’emploie pour les festivités de fin d’année.
Sur place, son emploi du temps est dense. Il enchaîne les séances d’autographes, participe à des visites officielles, distribue des cadeaux et raconte des contes. Ces récits sont traduits en chinois par un interprète qui l’accompagne en permanence, afin de permettre au public de comprendre ses interventions.
Les conditions d’accueil témoignent de l’importance accordée à sa présence. Alain Simonin est nourri et logé dans une suite de luxe avec jacuzzi, au sein de l’hôtel InterContinental Chengdu Global Center. Ses déplacements sont pris en charge par ses employeurs, qui lui assurent également les voyages internationaux en classe affaires.
Pour cette mission, il perçoit un cachet de Noël dont le montant n’a pas été communiqué. Selon Ouest-France, cette rémunération reste confidentielle. L’intéressé décrit cette expérience comme un « rêve éveillé », expliquant n’avoir jamais connu un tel niveau de confort auparavant. Il reconnaît toutefois que la ferveur du public chinois l’a, dans un premier temps, impressionné, voire effrayé.
L’origine de son apparence, devenue emblématique, remonte à un événement personnel marquant. À la suite d’un grave accident de la route impliquant l’une de ses filles, ses cheveux et sa barbe seraient devenus entièrement blancs de manière soudaine. Les enfants de son entourage l’auraient alors spontanément surnommé le Père Noël, comme il l’a raconté sur France 3.
En France, Alain Simonin développe également un projet lié à cette identité. Il a créé la Maison du Père Noël dans son ancienne scierie à Gérardmer, un lieu ouvert toute l’année au public. C’est d’ailleurs ce site qui aurait contribué à sa notoriété en Chine. Une touriste aurait photographié la Maison du Père Noël avant de montrer l’image à son retour à un milliardaire chinois, déclenchant ainsi l’intérêt qui mènera à son invitation régulière en Chine.
De Gérardmer à Chengdu, le parcours d’Alain Simonin illustre un destin singulier, façonné par un enchaînement d’événements personnels et de rencontres, jusqu’à faire d’un Vosgien le Père Noël le plus médiatisé de Chine.
