À son retour de vacances, Paul, habitant de New Addington, au sud de Londres, découvre une situation inattendue. Sa voiture, laissée devant son domicile avant son départ, est restée au même endroit. En revanche, quatre contraventions l’attendent sur le pare-brise, pour un montant total de 640 livres sterling, soit environ 730 euros.

Avant son absence, le véhicule était stationné légalement sur un emplacement libre, sous l’œil d’une caméra de vidéosurveillance. En son absence, la municipalité a modifié le marquage au sol et transformé la zone en place réservée aux personnes à mobilité réduite, directement autour de la voiture déjà garée.

Les images de vidéosurveillance montrent des agents mandatés par la ville en train de mesurer la chaussée et de tracer les lignes réglementaires de la place PMR autour du véhicule immobile. Cette transformation de la voirie a eu lieu le 17 novembre, à la suite d’une demande formulée par un riverain du quartier.

Quelques jours plus tard, les verbalisations se sont enchaînées. Entre le 22 et le 26 novembre, la voiture a été sanctionnée à quatre reprises pour stationnement sur une place réservée aux personnes handicapées. Paul explique avoir d’abord cru à une simple erreur, affirmant ne jamais se garer volontairement sur ce type d’emplacement.

Contactée, la municipalité de Croydon confirme que le fait de peindre des marquages au sol autour de véhicules déjà stationnés constitue une « pratique courante », destinée à gagner du temps lors des travaux d’aménagement. La mairie reconnaît toutefois que, dans ce cas précis, les contraventions ont été dressées indûment.

Les services municipaux indiquent avoir présenté leurs excuses à l’automobiliste et assurent que les quatre amendes ont été annulées avant la diffusion publique de la vidéo. Paul affirme pour sa part n’avoir reçu aucune confirmation écrite attestant de l’annulation des poursuites.

La municipalité admet également qu’un agent chargé du contrôle du stationnement n’avait pas été informé de la création récente de la place PMR. Ce défaut de communication interne a conduit aux verbalisations injustifiées, transformant un stationnement ordinaire en une affaire administrative inhabituelle.

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