Au château d’Angers, une nouvelle expérience immersive propose de découvrir le patrimoine historique à travers les outils de l’intelligence artificielle. Le projet est porté par James Decraëne, spécialiste reconnu du domaine, installé depuis plusieurs années dans la cité angevine. Cette initiative associe technologies numériques et valorisation de la Tapisserie de l’Apocalypse, conservée dans la forteresse.

Originaire de Reims, James Decraëne, 44 ans, travaille sur l’intelligence artificielle depuis près de vingt ans. Il a débuté ses recherches à une période où Internet en était encore à ses balbutiements, dans un champ scientifique dont les fondements théoriques remontent aux années 1950. Selon lui, les principes de base n’ont pas fondamentalement changé, mais l’évolution récente tient à l’accès massif aux données et à l’augmentation de la puissance de calcul.

Installé à Angers depuis une dizaine d’années, il explique avoir choisi la ville notamment en raison de ses bons classements en matière de qualité de vie. C’est dans ce contexte qu’il a développé une collaboration autour du château d’Angers, avec l’objectif de proposer une autre approche de la médiation culturelle.

Le projet présenté repose sur la création d’une visite immersive de la galerie de l’Apocalypse. Des bornes d’arcade ont été conçues afin de permettre aux visiteurs de découvrir la célèbre tapisserie sous un angle différent, en combinant narration, interaction et technologies d’intelligence artificielle. Le dispositif ne se limite pas à l’œuvre textile : il donne également accès à des contenus consacrés à des figures historiques liées au château, comme le roi René.

James Decraëne évoque ce travail avec une certaine distance. Il se décrit comme un « grand enfant », passionné et collectionneur de Lego, et affirme ne pas « avoir la grosse tête » face à son invention. Il dit même se surprendre lui-même du résultat obtenu, soulignant le caractère expérimental de la démarche.

L’article se conclut sur une perspective de recherche, James Decraëne mentionnant la découverte récente d’une « nouvelle classe d’algorithmes fascinants », sans en dévoiler davantage à ce stade.

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