Un parcours mondial aux allures de collection étrange
François-Marie Dibon, adepte français du saut à l’élastique, vient d’obtenir un second record mondial Guinness après un périple sportif étalé sur huit années. Sa démarche, méthodique mais singulière, consistait à se lancer dans le vide depuis 16 sites commerciaux différents répartis sur plusieurs continents. Cette accumulation de lieux, traitée presque comme une série d’objets rares, lui vaut désormais la reconnaissance officielle du « plus grand nombre de sites commerciaux de saut à l’élastique visités ».
Un précédent record déjà atypique
Avant cette nouvelle distinction, Dibon s’était fait connaître pour une performance à la frontière de l’endurance et de la répétition mécanique : 765 sauts réalisés en 24 heures au Highland Fling Bungee, en Écosse. Le rythme, soutenu à raison de plus d’un saut toutes les deux minutes, avait établi son premier record mondial. Cette cadence inhabituelle illustre une approche extrême mais précise, centrée sur la répétition contrôlée du même geste.
Une liste de sites qui évoque un tour du monde suspendu
Pour obtenir son second record, Dibon a enchaîné des plateformes aussi diverses qu’éloignées. Son parcours comprend notamment Rupert Hirner Bungy Jumping en Autriche, Great Canadian Bungee et Whistler Bungee au Canada, Bungy Jump Copenhagen au Danemark, Sky Breakers en Finlande, ainsi que plusieurs installations au Mexique : Bungy Teques, IBO Adventures et Wild Canyon. Il a également sauté depuis The Last Resort au Népal, Telemark Opplevelser en Norvège, Bloukrans Bungy en Afrique du Sud, Bungy STHLM en Suède, le 007 Bungy Verzasca en Suisse, puis deux sites britanniques — Highland Fling Bungee et U.K. Bungee Club — avant de conclure à Shearwater Bungee en Zambie.
Cette succession de lieux confère à son parcours une dimension presque cartographique où chaque saut devient une étape d’un itinéraire improbable.
Une démarche sportive associée à une cause
Dibon explique que ses sauts servent également à soutenir Caritas, organisation caritative catholique. Il affirme vouloir associer son engagement sportif à une action solidaire, portée par une devise simple : « Donner autant que je saute ». Cette articulation entre passion individuelle et contribution sociale inscrit ses performances dans une logique moins spectaculaire qu’altruiste, même si l’ensemble conserve un caractère inhabituel par son mode opératoire.
Une aventure entre précision, répétition et décalage
En réunissant endurance, déplacement continu et objectifs très spécifiques, François-Marie Dibon construit une pratique du saut à l’élastique qui s’éloigne des usages récréatifs habituels. Ses deux records successifs dessinent le portrait d’un sportif dont les choix, parfois déroutants, transforment une discipline extrême en une série d’expériences minutieusement répertoriées.
