La Cinémathèque française a annoncé la fermeture de ses quatre salles de cinéma parisiennes pendant un mois, à partir du 28 novembre 2025. La réouverture est prévue le 2 janvier 2026. Cette décision intervient après de nouveaux signalements de punaises de lit détectées dans les sièges, contraignant l’institution à engager un traitement présenté comme « complet et durable ».
Fermeture des salles et activités maintenues
Trois salles ouvertes au public ainsi qu’une salle réservée aux ateliers éducatifs cessent temporairement leur activité. Malgré cette interruption, plusieurs espaces restent accessibles : le Musée Méliès, l’exposition consacrée à Orson Welles, la bibliothèque, le restaurant et la librairie continueront d’accueillir les visiteurs. L’institution souhaite ainsi limiter l’impact de cette fermeture, même si la suspension des projections suscite une forme de tristesse chez certains habitués.
Un protocole de traitement renforcé
Les équipes techniques s’apprêtent à démonter l’ensemble des fauteuils afin de les traiter individuellement à la vapeur sèche chauffée à 180°. Cette procédure sera répétée plusieurs fois, et chaque étape fera l’objet d’un contrôle canin destiné à confirmer l’absence de nuisibles. Les moquettes recevront le même traitement, afin d’assurer une intervention uniforme dans toutes les zones concernées.
Origine de l’intervention
L’alerte a été relancée début novembre, après des témoignages de spectateurs affirmant avoir été piqués lors d’une master class animée par Sigourney Weaver. Plusieurs personnes ont indiqué avoir vu des insectes se déplacer sur les sièges et sur leurs vêtements. Face à ces récits, la Cinémathèque rappelle appliquer depuis 2021 un protocole strict de prévention et de traitement, mais ces signalements ont rendu une nouvelle intervention nécessaire.
Une fermeture contrainte mais nécessaire
La suspension temporaire des projections crée une rupture dans la programmation, d’autant plus ressentie qu’elle intervient en fin d’année, période habituellement fréquentée. L’institution met en avant la nécessité d’assurer un environnement sûr avant toute reprise. Les activités culturelles restantes se poursuivent, en attendant le retour des séances début janvier.
