Une équipe d’archéologues a mis au jour une découverte exceptionnelle sur le site d’Orozmani, dans le sud de la Géorgie : une mâchoire humaine vieille de 1,8 million d’années.
Cette trouvaille, attribuée à une ancienne espèce d’Homo erectus, pourrait bouleverser les connaissances sur les premières migrations humaines hors d’Afrique. La mandibule appartient à un groupe de chasseurs-cueilleurs qui auraient vécu dans cette région au tout début du peuplement de l’Eurasie. La présence d’outils en pierre retrouvés à proximité, ainsi que de nombreux restes d’animaux – dont un tigre à dents de sabre, un éléphant et un loup – témoigne d’un mode de vie déjà bien adapté à l’environnement local.
Cette découverte n’est pas isolée. Le site d’Orozmani se trouve non loin de Dmanisi, où des restes humains datant de la même époque avaient déjà été exhumés dans les années 1990. Ces sites, situés aux confins du Caucase, semblent former un couloir stratégique dans la compréhension des premières dispersions humaines hors du continent africain.
Pour les chercheurs, les fouilles d’Orozmani confirment que cette région du monde a joué un rôle central dans l’histoire de l’humanité. L’étude de ces vestiges offre un regard précieux sur la vie des premiers habitants d’Eurasie, leur capacité d’adaptation, ainsi que leur mobilité à travers des territoires encore largement inconnus à cette époque.
Cette découverte renforce l’importance du Caucase comme carrefour préhistorique et relance les débats sur les routes migratoires empruntées par les ancêtres de l’humanité il y a près de deux millions d’années.

