Washington durcit le ton contre le narcotrafic.
Le président Donald Trump a ordonné à l’armée américaine de se tenir en alerte pour d’éventuelles opérations ciblant plusieurs cartels sud-américains, désormais inscrits sur la liste noire des organisations terroristes par les États-Unis. Cette requalification ouvre la voie à des interventions directes, sur mer comme à l’étranger, contre les réseaux accusés d’inonder le marché américain de drogues illicites.
Parmi les scénarios envisagés figurent le déploiement de forces spéciales, l’intensification des missions de renseignement et un renforcement de la coopération avec les pays concernés. Le Mexique, principal point de passage de ces trafics, a toutefois opposé une fin de non-recevoir à toute présence militaire américaine sur son territoire, tout en réaffirmant sa volonté de combattre les cartels aux côtés de Washington.
La liste américaine des organisations terroristes inclut désormais des acteurs majeurs du narcotrafic, comme le puissant cartel de Sinaloa et le « Cartel de los Soles », que Washington accuse d’être lié au président vénézuélien Nicolás Maduro. Ce dernier fait l’objet d’une prime d’arrestation record de 50 millions de dollars, soit le double du précédent montant, pour des accusations de trafic de drogue à grande échelle.
Pour la Maison-Blanche, la lutte contre les cartels n’est plus seulement un dossier de sécurité intérieure : elle est désormais considérée comme un enjeu stratégique relevant directement de la sécurité nationale.

