Le gouvernement étudie actuellement la possibilité de retirer leur statut de jour férié au lundi de Pâques ainsi qu’au 8 mai, et ce, aussi bien pour les salariés du secteur public que pour ceux du secteur privé.
Cette réforme, encore en phase de réflexion, alimente de nombreux débats, notamment sur le choix précis des dates à supprimer. L’objectif principal de cette mesure serait de dégager, dès l’année 2026, 4,2 milliards d’euros de recettes supplémentaires pour les finances publiques.
Les partenaires sociaux ont été officiellement conviés à se prononcer sur cette proposition avant le 1ᵉʳ septembre. Le calendrier gouvernemental prévoit de conclure d’éventuelles négociations au plus tard le 30 septembre. Sur le plan concret, les journées de travail effectuées lors de ces deux dates ne donneraient lieu à aucune majoration salariale. En contrepartie, les employeurs devraient verser une contribution financière directement au budget de l’État, selon un mécanisme inspiré de la journée de solidarité mise en place en 2004.
D’après l’exécutif, la suppression de ces jours chômés aurait plusieurs effets positifs : elle permettrait d’accroître le volume annuel de travail, de stimuler la production nationale et, plus largement, de renforcer la compétitivité économique du pays sur la scène internationale.
Cette annonce intervient dans un contexte de réformes plus large. En parallèle, le gouvernement prépare un durcissement des règles de l’assurance chômage. Une lettre de cadrage récemment adressée aux partenaires sociaux précise cet objectif : réduire les dépenses de 2 à 2,5 milliards d’euros par an sur la période 2026-2029. Les pistes envisagées incluent un accès plus restreint à l’indemnisation ainsi qu’une diminution de la durée de versement des allocations.

